mardi, 03 juillet 2007
Mais pourquoi ils détestent les Beatles comme ça ?
Je ne sais pas pourquoi, mais les japonais ont tendance à s'en prendre aux Beatles (un peu comme ils avaient agressé John Williams à la fête de la musique).
Si on y réfléchit un peu, c'est pas nouveau : c'est quand même eux qui avaient lancé Yoko Ono sur John Lennon pour dissoudre le groupe... Mais quand même.
Déjà à la yukata party, un groupe d'étudiants, probablement chargés de bonnes intentions, avait chanté ça :
(bon, en fait c'était quand même rigolo parce qu'ils étaient 6 et qu'ils essayaient de danser en même temps, et puis faut dire que c'était un tout petit stand de karaoké donc moi j'aurais pas fait mieux au fond).
Et puis, il y a quelques jours, je tombe à la télé sur une émission avec un couple de jeunes japonais qui discutaient avec une plus agée. Etrangement, quand j'ai vu les deux jeunes je me suis dit "ils sont coiffés n'importe comment, on dirait John Lennon" (qui, il faut l'avouer, était coiffé n'importe comment et encore lui il avait une excuse : à l'époque tout le monde l'était).
En fait il se trouve que c'était normal parce que les deux jeunes étaient des chanteurs qui adorent les beatles et la vielle à côté c'était justement Yoko Ono (ou plutôt Ono Yoko comme ils disent ici). Maintenant elle ressemble à ça :

(ben, si c'est elle, y'a même le nom écrit en katakana au dessus mais je vous ai pas simplifié la vie c'est dans la bande noire). Et du coup je crois qu'elle aussi elle a toujours détesté les beatles, parce qu'elle avait l'air de faire la pub de l'album des jeunes et de les féliciter... On a finalement eu droit à un extrait de l'album. Ca donne ça (pour une raison qui m'échappe mais sans que j'aie suffisamment envie de réparer la chose, le volume sonore est beaucoup plus bas dans cet extrait que dans le précédent) :
Franchement... Qu'est-ce qu'ils leur ont fait les Beatles ?
En fait en y réfléchissant un peu plus, je crois qu'ils ont décidé que les Beatles symbolisaient parfaitement la culture occidentale. Ainsi il est fréquent (je ne suis pourtant là que depuis 2 semaines) que le fond sonore d'une émission contienne une de leurs chansons. Hier soir j'ai même eu toute une émission avec les Beatles dans le fond, mais très faible, limite subliminal...
Ca doit être plus classe comme ça, mais ça me rappelle quand même un peu le sketch "Thierry la France" des Inconnus.
PS : Y'a un bonus pour le premier qui n'a aucun respect pour ses oreilles et est capable de nommer les deux chansons correspondant aux deux extraits sonores :)
06:30 Publié dans Télébi | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
lundi, 02 juillet 2007
Le démon du jeu (première partie)
Oui, je l'avoue, j'ai un peu perdu le rythme ces derniers jours. Déjà la note de samedi était plus symbolique qu'autre chose, mais en plus je promettais une note le lendemain qui n'a pas été écrite (pour ma défense, j'ai commencé à l'écrire hier, puis en cours de route j'ai abandonné donc elle n'a pas été postée).
Je souffre temporairement (j'espère que c'est temporaire !) d'une petite baisse de motivation : je n'ai plus envie d'écrire sur le blog, je ne fais pas beaucoup de science non plus (mais ça faut dire que depuis que je suis ici je ne me suis pas tué de ce point de vue-là) et je fais même un peu moins de leçons de japonais (mais j'avais commencé assez fort alors "moins" c'est quand même pas trop mal). Enfin, bon, rien de dramatique, hein ! Je continue à me promener pour découvrir le monde autour de moi, je mange toujours des trucs bizarres et intéressants à la fois et j'ai encore le moral. C'est juste que j'ai pas envie de faire ces choses-là.
Bref, il faut que je me remotive ! Cette semaine je me réactive, hop !
Pour commencer cette reprise d'activités, voici la note promise, qui concerne les mystérieuses salles de jeux japonaises (en fait comme la plupart du temps ça s'étale sur plusieurs étages, parfois jusquà une dizaine, c'est plutôt carrément des édifices de jeux...).
Quand on se promène en centre ville (que ce soit à Hiroshima, à Osaka ou à Kyoto puisque pour l'instant c'est les trois grandes villes que j'ai vues) une chose qui surprend (j'avais commencé par écrire "ce qui surprend" mais en fait, comme on est au Japon, ce n'est pas vraiment la seule chose qui surprenne...) c'est le nombre de salles de jeux. Quand on est dans les rues commerçantes il y en a facilement tous les 100m.
Cela dit, c'est bien loin d'être comme nos pauvres salles d'arcades de chez nous avec 20 pauvres bornes de jeux qui sont fondamentalement toutes les mêmes (comprendre par là qu'elles ont toutes un écran de la même taille et puis les mêmes joysticks et boutons, en fait on se contente de changer le jeu qui est dedans). D'ailleurs finalement chez nous elles ont toutes fait faillite, tandis que chez eux elles marchent du feu de dieu. Typiquement, de dehors ça ressemble à ça

(Notez au passage que, bien qu'ayant abandonné la course des consoles, SEGA se porte très bien a Japon puisque la majorité des salles ainsi qu'un nombre non négligeable de jeux sont SEGA)
Comme je le disais donc, elles sont en général sur plusieurs étages (je rentre pas dans les petites, moi je fais que les vrais trucs... et y'en a déjà bien assez comme ça), et les étages sont grossièrement par thème de jeu. Ainsi, sur la photo précédente on peut voir en tout petit au milieu le plan qui indique qu'il y a 6 étages, et pour chacun ce qu'on y trouve (un peu comme les galeries Lafayette chez nous en fait). Voici les différentes catégories que j'ai eu l'occasion de voir (j'ai pas joué à tout, comme vous le comprendrez bien vite). L'étage tout en haut en rose, c'est pour les filles :) (si ! pour de vrai, comme on va le voir par la suite). Voyons maintenant le genre de jeux qu'on peut y trouver, par ordre croissant de complexité technologique :
1. En premier, il y a les "machines à prix". Entrent dans cette catégorie toutes les machines qu'on voit dans nos foires dans lequelles on voit plein d'objets (sans intérêt en fait) derrière la vitre et où on met une pièce pour essayer d'avoir un joujou (souvenez-vous des petits martiens verts de Toy Story). Moi j'ai toujours trouvé ça complètement nul comme jeu. Pourtant c'est vrai qu'on continue à en voir dans toutes les foires. Ici, on pourrait croire que c'est nul... et pourtant ça remporte un certain succès (surprenant quand on pense que pour le même prix on peut jouer à des trucs complètement fous technologiquement). Il y en a dans toutes les salles que j'ai vues, en général au rez-de chaussée.
2. La deuxième catégorie peut également sembler peu intéressante. Il s'agit de la catégorie des machines à sous et assimilés. Toutefois, si je disais qu'il ne fallait pas négliger les "machines à prix" qui avaient un certain succès, c'est une litote de dire la même chose pour cette catégorie. Soyons clairs : c'est DE LOIN ce qui marche le mieux !
Mais alors, me direz-vous, qu'est-ce qu'elles ont de si magnifiques ces machines au Japon ? Ben... si vous voulez mon avis, pas grand chose. Bon, comme on est au Japon, si il y a un peu de technologie dans le truc. En plus des 3 roues qui tournent, il y a des écrans LCD qui affichent des animations (parfois des vrais trucs en 3D très jolis)... Oui, mais ça ne change rien au jeu ! En fait les écrans (et les lumières, et tous les gadgets articulés autour, parce qu'il y en a plein) ne servent à rien, ils ne font que réagir au jeu (donc si vous gagnez, y'aura une super animations, et si vous perdez, ben non...).
Du coup tout ce qu'on fait, c'est mettre des pièces et activer les roues (c'est fait par un bouton parce que le bras mécanique c'est trop fatiguant). Les roues tournent et on remet des pièces et on recommence. Dit comme ça, ça n'a vraiment pas l'air intéressant, et on se dit qu'on pourrait très bien automatiser le truc. Eh bien, ils l'ont fait !
En fait en haut de la machine il y a un gros récipient dans lequel on peut mettre plein de pièces à la fois (un entonnoir à pièces). Comme ça, déjà on n'a pas besoin de mettre les pièces à la main. Ensuite, il y a un bouton qui fait "max bet" (parce qu'à chaque partie on peut jouer une, deux ou 3 pièces, mais en pratique on joue toujours 3, pour avoir une chance d'avoir un meilleur gain d'un seul coup). Et juste à côté du bouton "max bet" il y a le bouton "action" qui fait tourner les roues...
Du coup quand on les regarde jouer ils sont plantés-là comme des zombis et ils appuient sur les deux boutons alternativement sans rien faire d'autre. Alors bien sûr y'en a qui savent que c'est profondément inintéressant, donc ils y vont à deux et ils discutent tout en continuant à appuyer sur les boutons sans regarder ce qui se passe. De temps en temps il faut remettre des pièces dans le récipient du haut, et vider le récipient du bas (parce que les pièces elles tombent dans un petit bac bien fait pour où on les laisse s'entasser.
Et comme en fait on gagne assez souvent des pièce, ça dure un temps fou ! Ce qu'ils aiment en fait c'est avoir PLEIN de pièces. Typiquement, pour 10000 yen (ouais, ça fait quand même déjà dans les 60 euros) on a droit à un bac de 1000 pièces. Mais y'en a qui ont une dizaine de bacs ! Et ça, ça leur plait vraiment beaucoup. J'ai même vu des bâtiments où il n'y avait que ça sur 7 étages (tous pareil, à chaque étages des rangées entières de machines à sous et des types assis devant qui ne faisaient qu'appuyer sur les boutons, et de temps en temps transférer des pièces du bac d'en-dessous au bac d'au-dessus...).
Cela dit, ça marche tellement bien ça, qu'il y a quand même aussi des variantes (mais le coup des 7 étages c'était tout basique comme ça). A partir de cette idée d'avoir des montagnes de pièces, ils ont fait des inventions plus ou moins intéressantes. On a par exemple les machines où on contrôle un petit bras articulé qui permet de viser où la pièce qu'on met va rouler et dans quelle case elle va tomber. En fonction de ça, on a un écran où il se passe des choses et il faut viser les bonnes cases avec les pièces pour avancer dans le jeu (typiquement un chevalier qui se promène dans la forêt et y'a des monstres qui apparaissent ou des coffres qui passent et il faut les viser avec des pièces). Bien que le jeu soit un peu plus complexe (là il faut regarder ce qu'on fait, un minimum du moins) le principe est le même : on démarre avec plein de pièces et on va les perdre très lentement (parce qu'on en regagne très souvent) donc ça va durer un temps fou pendant lequel on va manipuler des poignées entières de pièces (le rêve de Don Salluste !).
Notons enfin que dans cette catégorie de machines où on ne fait presque rien mais où il se passe plein de choses (bruit, lumières, animations explosives à l'écran, etc.) il y a aussi les "pachinko". C'est un truc qui n'existe vraiment que chez eux mais qu'ils adorent aussi (c'est pareil, vous allez voir). Cette fois-ci on a plutôt des petites billes (qu'on achète aussi par bacs de plusieurs centaines) qu'on met dans la machine et elle passe dans un mécanisme super complexe qui rappelle un peu nos flippers (ici encore ça déclenche plein de réactions variées, ça rebondit dans tous les sens et c'est totalement cahotique) et en fonction de ce que font les billes, on en gagne plus ou moins d'autres, donc on recommence à jouer (là aussi, il n'est pas rare de voir des types avec une dizaine de bacs entassés derrière eux).
Voilà, je crois qe je vais en rester là pour aujourd'hui. Bien sûr là ça ne couvre qu'une fraction assez maigre de ce qu'ils ont dans les salles de jeux (oui, rassurez-vous ils ont aussi des jeux super avancés à côté desquels la PS3 fait pitié), mais étrangement, bien que l'on n'ait même pas encore parlé de jeux vidéos à proprement parler, ce sont ces machines-là qui ont le plus de succès (et ça fait un peu peur en fait quand on passe dans les rangées et qu'on les voit tous jouer comme ça sans un seul neurone actif...). D'ailleurs ça ça attire absolument tout le monde : les filles, les vieux, les couples, toutes les catégories sont représentées (alors que c'est vrai que devant les bornes de Virtua Fighter, le public est assez restreint).
12:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 30 juin 2007
Hiroshima
Aujourd'hui je suis allé passer la journée en ville.
Je n'ai pas fait les visites touristiques imposées (je suis quand même passé devant le mémorial de la paix et le dôme détruit, mais je n'ai pas vu le château ni les jardins) que je ferai une prochaine fois (enfin, re-ferai puisque j'y étais quand même allé il y a 5 ans).
Je me suis contenté d'essayer un restaurant sympa et de me promener dans les rues commerçantes. J'ai passé plein de temps dans les nombreuses salles d'arcades (j'ai de quoi parler des jeux vidéos et autres divertissements du même genre que j'y ai vu pendant des heures tellement c'est fou par rapport à ce qu'on a chez nous) et j'ai fait un peu de shopping.
J'ai d'ailleurs rapporté une PSP, donc du coup ce soir je vais plutôt m'occuper d'elle que du blog. On va donc en rester là pour aujourd'hui (mais demain je ferai un post plus long).
15:50 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 29 juin 2007
バドミントン (badominton)
[je teste les caractère japonais dans le titre pour voir ce que ça donne... merci de me dire si ça pose des gros problèmes de compatibilité à qqu'un]
Le japonais aiment bien mettre des cours de tout et n'importe quoi à la télé. Lors de mes séjours précédents j'avais déjà eu l'occasion de voir des cours de langues (anglais, français, et coréen notamment), des cours de cuisine (où l'on apprend à faire du "kafeore" par exemple... en mélangeant du café et du lait, oui), des cours de cérémonie du thé, etc.
Hier, j'ai eu l'occasion de suivre mon premier cours de sport télévisé : un cours de badminton. Le vrai problème, c'est que ce n'était pas un cours ordinaire : c'était un cours de badminton pour petits vieux...
Au début, c'était présenté correctement. On voyait quelques images rapides de vrais matchs de badminton, un mini commentaire de deux filles qui avaient l'air de jouer très correctement (genre championnes nationales de double ou un truc comme ça), et puis progressivement on voyait des images de gens un peu moins bons qui jouaient (genre complètement amateurs mais bon pas catastrophique quand même) puis ensuite c'était 4 petits vieux qui jouaient les uns contre les autres et qui touchaient pas un volant correctement. Ca c'était l'intro de 2 minutes où l'on accroche d'abord le spectateur avec des jolies images et on l'amène progressivement à la triste réalité : c'est un cours pour petits vieux.
Commence alors le cours proprement dit. On est sur un terrain de badminton (normal), y'a un prof qui a l'air normal comme prof (donc lui il est pas spécialement vieux) et deux vieilles et un vieux qui ont l'air complètement ridicules en jogging et qui passent leur temps à ricaner dès que le prof dit un truc. Bon, heureusement que le prof a une jeune assistante pas trop moche qui vient de temps en temps faire des démonstrations de ce qu'explique le prof, mais quand même...
D'abord il a fallu expliquer comment on tient la raquette (si...). Tout un blabla super long avec des schémas et tout (la bonne position, la mauvaise position avec une grosse croix rouge dessus) puis chacun des petits vieux a essayé de prendre la raquette correctement à son tour et se faisait corriger par le prof (ouais, parce qu'ils y arrivaient pas du premier coup). Y'en avait une particulièrement pénible qui sautait de joie à chaque fois qu'elle faisait un truc bien puis qui faisait un salut en se penchant et remerciait (juste parce qu'elle tenait sa raquette correctement !!!).
Ensuite, quand le prof en a eu marre de leur expliquer la prise de la raquette (donc 5 longues minutes après), il a fallu expliquer le service... Là c'était assez rigolo parce qu'ils étaient super tendus quand ils faisaient le mouvement. Alors d'une part ils étaient hyper concentrés sur la position (les pieds exactement orthogonaux comme avait montré le prof, la forme des bras, position des hanches, etc. le tout leur donnant une position crispée complètement figée pas du tout naturelle assez marrante), puis ils tendent la main pour lâcher le volant (on sent une détermination assez énorme dans le regard) et d'un coup ils se lancent et là ils font tout un mouvement à toute vitesse : en gros on passe de la position complètement statique du début à un spasme qui fait bouger toutes les parties du corps en même temps (la main qui lâche le volant part d'un côté, la raquette donne un coup super sec dans une direction un peu aléatoire pendant que les jambes se tendent de manière non coordonnée ce qui fait faire un saut totalement non nécessaire...).
C'est assez amusant.
Mais bon... Ca va bien 3 fois, après on se lasse. Or bien sûr, comme en 3 fois y'en a pas un qui avait fait un service ne serait-ce qu'approximativement correct (c'est-à-dire où d'une part la raquette à touché le volant et d'autre part le volant est parti dans la bonne direction) il a fallu faire un cerain nombre de tentatives.
Quand enfin ils ont tous les trois réussi à projetter le volant vers l'avant (je suis pas sûr qu'un seul ait réussi à passer le filet) le prof a décidé de passer à autre chose : le coup droit et le revers (ouais, les deux en même temps... il est complètement fou ce prof !).
Là je dois dire qu'après ce qui s'était passé pour le service c'était plutôt pas trop mal. En général le mouvement était globalement correct donc quand ça coïncidait avec le passage du volant (à la fois dans l'espace et le temps, ce qui fait que ça n'arrivait pas si souvent quand même) ça allait assez bien. Je soupçonne un montage final où on aurait coupé les 67 essais infructueux pour montrer assez vite les coups qui passent, mais bon, c'est pas trop mal passé.
Par contre après, je sais pas ce qui lui est passé par la tête, mais le prof a décidé d'apprendre à nos chers petits vieux (qui, je le répète, avaient déjà du mal à frapper au bon moment et tau bon endroit un volant lancé en cloche à la main) comment renvoyer un balle après un smash... Alors là c'était carrément tordant.
Après de nombreuses explications du prof et démonstrations de la part de l'assistante (qui y arrivait très bien elle, ça allait), ils ont placé l'assistante de l'autre côté du filet, on lui envoyait une balle en cloche et elle smashait violemment sur les petits vieux en face ! Et elle n'y allait pas à moitié, elle renvoyait bien comme il faut.
Du coup les petits vieux ils étaient terrifiés à chaque fois que le volant leur arrivait dessus. La première (celle qui était super pénible) n'en a pas renvoyé un seul... A chaque fois elle était super concentrée, et regardait bien fixement en face, et dès que le volant arrivait elle faisait un bond en hurlant et se mettait de profil en position défensive pour l'éviter. Ils ont bien dû essayer 10 fois avec elle, et y'avait rien à faire (ce qui me faisait marrer c'est que l'assistante en face elle a jamais essayé de taper moins fort... Je pense qu'elle était morte de rire :)). Les deux autres étaient un peu moins ridicules mais quand même. La deuxième femme tournait la tête en fermant les yeux et mettait la raquette devant en l'agitant un peu, et comme l'assistante la visait elle précisément, il arrivait que la raquette renvoie légèrement le volant (grossièrement dans la bonne direction). Le petit vieux lui faisait à peu près les choses correctement mais je crois qu'il faisait le mouvement sans vraiment essayer de savoir où était le volant. Ici encore, de temps en temps ça passait.
Bon, après j'ai quand même arrêté de regarder (d'ailleurs la première bonne femme me tapait trop sur les nerfs de toute façon) donc j'ai zappé un peu et je suis tombé sur le making of de Die Hard 4 (avec des interviews en anglais) donc je suis resté là-dessus (avec Bruce Willis qui essaie ridiculement de dire une phrase en japonais au début de l'interview, c'était marrant aussi).
Mais bon, c'était moins original que le cours de badminton pour vieux...
08:27 Publié dans Télébi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 27 juin 2007
Un voisin peu scrupuleux (et quelques bizarreries en vrac)
Un voisin de palier m'a mangé des sushis qui étaient dans le frigo pendant la journée d'hier !
J'avais laissé entre autres choses une boîte avec 8 sushis au thon et un onigiri, et quand je suis rentré le soit la boîte de sushis avait été ouverte et il n'y avait plus que 6 sushis, et l'onigiri avait disparu ! C'est pénible ça... Du coup ce matin j'ai mis tout ce qui me restait dans un sac plastique je j'ai fermé avec un noeud (mais quand même dans le frigo) et j'espère que ça le dissuadera (sinon je vais être obligé d'aller utiliser un autre frigo à un autre étage...).
Du coup hier j'étais un peu contrarié (j'avoue que je ne m'attendais pas à ça... il doit pas être japonais lui !)
Au passage, je vais profiter de cette courte note (parce que si je ne dis que ça ça ressemble à rien comme post) pour énumérer quelques trucs rigolos que j'ai vus depuis que je suis arrivé ici (et du coup la note ne sera plus courte du tout).
***
- Il y a un peu partout dans l'université des petits emplacements réservés aux fumeurs. Déjà en intérieur c'est un peu ridicule :

Ca fait un peu vivarium pour animaux exotiques (je suis surpris qu'il n'y ait pas de panneau "il est interdit de nourrir les fumeurs") mais bon, on en voit dans tous les aéroports maintenant. Seulement ici, ils en font aussi en extérieur :

Et ce qui est le plus drôle c'est que les élèves respectent très bien ça ! (jamais en France on n'arriverait à dire à des étudiant que quand ils sont dehors ils ne doivent pas fumer en dehors de la ridicule petite zone délimitée par une ligne blanche symbolique)
Du coup, quand on passe à côté on voit de temps en temps deux ou trois types debout bêtement enfermés par cette ligne blanche tant que leur cigarette est allumée et c'est assez rigolo à voir (on dirait des mimes qui miment une prison de verre). Bon, bien sûr j'ai pas osé prendre la photo pendant qu'il y avait des fumeurs parce qu'il ne faut quand même pas exagérer :)).
***
- Ce pays est probablement le plus gros consomateur de papier (et plastiques) d'emballage du monde. Le moindre petit truc comestible est scandaleusement enveloppé dans une multitude de couches successives : imaginez un paquet de petits lu, avec un plastique autour, la boîte en carton, dans le carton encore un platsique qui englobe le tout, puis dans ce plastique des petits sachets plastiques qui groupent les petits lu 4 par 4 et enfin dans ces petits sachets chaque biscuit serait emballé dans son propre petit papier...
Du coup, écologiquement c'est un désastre, mais ça n'a pas l'air d'être leur préoccupation principale (la vraie préoccupation c'est d'isoler tout ce qu'on envisage de manger d'un extérieur hostile et plein de bactéries dangereuses pour l'organisme... à un stade de paranoïa assez avancé). Pourtant, ils arrivent à nous mettre plus de subdivisions dans les poubelles de l'université que les allemands :

^ de gauche à droite, on a ici : les "combustibles" (papiers principalement), les bouteilles en plastique, les bouteilles (en verre je suppose), les canettes et enfin les autres plastiques... Et ça c'est juste pour les emballages courants, ça ne couvre pas les déchets ménagers, ça correspond juste à notre unique petite poubelle au coin café dans laquelle on jette à la fois des gobelets, des canettes et des serviettes en papier... Je me demande à quoi ressembles les locaux à poubelles de leurs immeubles (je suis sûr qu'on peut arriver à faire une trentaine de catégories à ce rythme-là sur des déchets ménagers).
***
- Ils ont aussi tendance à pousser à l'extrême certains concepts modernes. Chez nous, on fait de plus en plus d'efforts pour que tous les bâtiments et installations soient utilisables par des handicapés. C'est bien. Mais à l'université d'Hiroshima, l'ascenseur est à mon avis un exemple de sur-exploitation de cette idée.
Il faut bien comprendre que l'ascenseur n'a pas une taille bien exceptionnelle (une cabine carrée dans laquelle, si on écarte les bras, on touche les côté opposés). Et pourtant, il n'y a pas un panneau de contrôle (boutons pour les étages)... ni deux panneaux de controle... mais bien 3 panneaux de contrôle ! (non, quand même pas 14 comme pour le willi waller).
Il y en a donc un près de la porte, normal, vertical, donc quand on est dans un fauteuil roulant ou qu'on mesure mois d'1m10 on est un peu embêté si on travaille au 8e étage. Comme les concepteurs de l'ascenseur ont pensé à tout, ils ont été super sympas pour les gens de moins d'1m10 et ils en ont mis un deuxième, horizontal ce coup-ci contre le mur droit de l'ascenseur ! (c'est pas gentil ça ?).

Oui, mais comment on fait si on mesure moins d'1m10, qu'on travaille au 8e étage et que quand on rentre dans l'ascenseur il y a qqu'un devant le panneau de contrôle sur le mur droit ??? Comme on est au Japon et que donc on ne peut pas se permettre de faire remarquer à la personne devant le panneau qu'elle nous gêne, on est fichu ! C'est pourquoi, un deuxième concepteur de l'ascenseur a décidé de mettre un troisième panneau sur l'autre mur de l'ascenseur !

Du coup moi je me dis que quand on mesure plus de 3m10, et qu'on n'arrive pas à se baisser pour atteindre les panneaux, on est bien embêté... Ils auraient quand même pu penser à ça et rajoutter quelques panneaux de contrôle en haut des murs aussi !
***
- Enfin, dans le même genre que l'ascenseur, j'ai dans ma chambre une lampe au plafond (rien d'exceptionnel jusque là). Encore une fois, il faut bien voir que ma chambre n'est pas vraiment une suite dans laquelle on pourrait se perdre (même bourré) puisqu'il y a tout juste la place de mettre le lit, le bureau, un mini placard et quand même un lavabo, mais plus beaucoup de place pour circuler après ça (je ne me plains pas, ça me va très bien et c'est pas cher du tout, donc pas de problème).
Le plafonnier est controllé par un double interrupteur en va-et-vient c'est-à-dire qu'on n'est même pas obligé de se pencher du lit pour atteindre l'interrupteur près de la porte le soir quand on veut dormir (qu'on pourrait très bien atteindre sans mettre le pied par terre quand même) puisque le deuxième interrupteur est à côté de la tête du lit. Tout ça c'est bien et ça rendait les choses bien pratiques quand même.
Or hier, j'ai découvert qu'en plus des deux télécommandes que j'avais déjà utilisées (télé et climatiseur) il y en avait une troisième accrochée au mur près du lit (à côté de l'interrupteur dont je viens de parler)... Intrigué, j'ai appuyé sur le bouton de cette télécommande et paf ! je me suis retrouvé dans le noir... Du coup dans ma mini chambre, je peux me déplacer avec ma télécommande pour allumer ou éteindre la lumière de là où je veux ! (sachant que tout point de la chambre est à moins de 3m d'un interrupteur mural).
08:25 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


