mercredi, 08 août 2007
Départ...
Juste une petite note avant de partir.
J'ai fini de préparer mes bagages. Je vais bientôt prendre le train pour aller passer la nuit à l'hôtel près de l'aéroport (encore un coup de la fille de l'agence de voyages CNRS qui prend des billets super pénibles avec un départ à 9h, d'un aéroport pas si proche que ça).
Hier soir on a été invités à dîner chez Morita. Il nous a préparé plein de trucs japonais, dont des okonomiyakis, mais la version d'Osaka ce coup-çi :

C'était très sympa parce qu'on faisait griller plein de trucs sur la plaque (légumes, et viande) :

Tout était très bon. Il y en avait tellement qu'à la fin je ne pouvais vraiment plus rien avaler (la dernière part d'okonomiyaki, bien que toujours aussi bonne, a été très difficile à terminer). Le tout était arrosé de bière, sake et thé (j'avais un peu la tête qui tournait à la fin d'ailleurs).
Une excellente dernière soirée donc (enfin, il y en a encore une ce soir à l'hôtel de l'aéroport, mais je ne pense pas que ça va être la fête).
Je suppose qu'en rentrant en France je n'aurai pas grand chose de marrant à raconter (enfin, comme je vais à Marseille ça va probablement être un peu l'aventure aussi... mais c'est quand même pas pareil). En plus je crois que je vais passer deux semaines assez infernales en rentrant, parce que j'ai plein de choses à faire en peu de temps...
Je remercie donc tous les lecteurs de ce blog et tout particulièrement ceux qui ont posté des commentaires (les autres ne sont que des planqués ;))
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samedi, 04 août 2007
Le château d'Himeji
Pour compenser la piètre impression que m'a fait le château d'Hiroshima, après avoir passé deux jours à Kobe nous (Thomas et moi) avons décidé de passer voir le château d'Himeji qui n'est pas très loin.
Là, tout de suite c'est autre chose. Tout d'abord c'est le plus gros édifice en bois encore debout dans le monde, c'est l'un des trois plus célèbres châteaux du Japon et le plus visité (ça c'est la wikipedia qui le dit). Quoi qu'il en soit, là je n'ai pas été déçu !
Je ne vais pas forcément m'étendre énormément sur la visite, je vais plutôt me contenter d'un étalage de photos commentées ce coup-ci.
Le bâtiment principal du château. Un vrai gros truc à la fois impressionnant et élégant (la pierre blanche c'est classe et les toits japonais c'est beau).
La surfaçe sur laquelle s'étend le château est très impressionnante. Il faut marcher un certain temps pour atteindre le bâtiment principal (tout en haut de l'image) mais comme il est bien surélevé on a de nombreuses occasions de l'admirer au fur et à mesure qu'on s'en approche. C'est assez labyrinthique comme sentiers mais heureusement c'est fléché tout du long. C'est aussi bien sûr parsemé de petits jardins, esplanades d'où l'on peut voir la ville, petits temples, etc.

Une fois dans le bâtiment principal, on peut le visiter. Je réalise que je n'ai presque pas pris de photos. L'intérieur est assez vide (il n'y a pas vraiment de meubles ou d'aménagement donc c'est principalement de grandes pièces en bois vides) mais il y a quelques salles d'exposition. On y voit des armes et armures, des maquettes, des explications historiques et aussi des textes, dessins et peintures. La photo est un tableau peint par l'un des seigneurs du château. Le style m'a beaucoup plu parce que je trouve ça très "moderne" comme dessin. Il y avait plein d'autres dessins de ce même bonhomme, qui était clairement un artiste accompli.

Une fois en haut on peut profiter d'une agréable vue sur les alentours. La gare d'Himeji est tout au bout de l'avenue centrale que l'on voit sur la seconde photo. Il faut donc d'abord marcher de la gare à l'enceinte du château, puis jusqu'au bâtiment principal, et le fait qu'on soit arrivé à Himeji à 13h30 et qu'il ait fait un temps magnifique n'a pas aidé pendant la marche (mais ça fait des photos plus jolies, donc c'est finalement mieux).
Pour finir, une photo amusante prise à Himeji (dans la ville). Je ne sais pas comment on peut penser à faire une "pasta house" (avec un vrai drapeau italien) appelée "Mary Poppins", mais ici ça n'a pas l'air de les choquer.
Quoi que, finalement, si en France on ouvrait un restaurant chinois qui s'appelait "les 7 samouraïs" je ne suis pas sûr que ça choquerait grand monde non plus...

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samedi, 28 juillet 2007
Truman Town
Je suis rentré de Kobé hier (ou plus précisément d'Himeiji puisque c'est là qu'on était vendredi matin). Le séjour était très sympa, mais pas vraiment comme je l'imaginais avant de partir.
J'avoue que je n'avais pas énormément préparé le déplacement, d'une part parce que je me disais bien qu'on trouverait des choses à voir une fois sur place et d'autre part parce que je ne suis pas fan des planifications excessives à l'avance, j'aime bien me promener tranquillement en décidant un peu à chaque carrefour quelle direction semble la plus attirante.
En arrivant à Kobe, je me suis dirigé vers l'hôtel où j'ai retrouvé Thomas (ou plutôt j'ai raté l'hôtel d'une rue mais je suis quand même tombé sur Thomas qui était sorti s'acheter un truc à manger), on a déposé nos affaires et on a décidé d'aller se promener vers le centre pour faire une reconnaissance de la ville (il partageait mes idées sur le guidage automatique en direct donc ça allait). Il était environ 13h.
Le problème c'est que quand on est arrivé au centre, tout était fermé. En fait la ville avait l'air un peu abandonnée. On n'était quand même pas vraiment tous seuls (sinon ça aurait été vraiment effrayant) mais quand on traverse les grands axes couverts bordés de magasins fermés et qu'on ne croise qu'une vielle et un cycliste en remontant toute la rue, c'est quand même étrange. D'autant qu'on était mercredi donc un jour de semaine.
On a continué à se promener tout l'après-midi mais ça ressemblait un peu à ça tout du long :

Ca faisait un peu penser à la ville du Truman Show aux moments où Truman dort ou simplement les quartiers où il n'est pas. On s'est un peu demandés où pouvaient être tous les gens. Si ça se trouve on a raté un énorme festival qui attire toute la population...
En fait, il est plus probable que l'explication soit tout bêtement la température. Il est vrai que se promener là-bas entre midi et 15h c'est assez dur, mais je ne pensais pas que les japonais étaient comme les espagnols. Quand on a trouvé un gros centre commercial, c'est vrai qu'à l'intérieur il y avait un peu plus de monde (là où c'est climatisé tellement fort que quand on est 10 mètres devant la porte d'entrée (mais complètement dehors) on est déjà au frais), mais ce n'était quand même pas d'une grande agitation. D'ailleurs on n'est pas restés longtemps parce que c'était encore un bâtiment géant qui ne contenait presque que des vêtements, donc on s'est contentés de monter jusqu'en haut où il y avait une terrasse (vide puisqu'en plein soleil), de prendre deux photos et de corriger le panneau qui représente la vue panoramique qui est maintenant dépassé puis on est redescendus. Kyoto vu d'en haut ça ressemble donc à ça :

Le soir les choses se sont arrangées parce que les gens sont apparus spontanément (je crois que le Truman de Kobe n'est pas un lève-tôt). Là il y avait du monde dans les rues et dans les cafés (plein de Géraldines partout, d'un coup). D'ailleurs j'étais tout content parce qu'à Kobe il y a beaucoup plus de yukata que dans les autres villes que j'ai vues jusqu'ici.
L'autre point qui a un peu affecté le côté touristique de notre visite c'était le petit plan (celui trouvé à l'hôtel). Parce qu'en fait il ne correspondait pas vraiment à la réalité... On en est presque arrivés à se demander si ce n'était pas le plan d'une autre ville (similaire mais pas exactement pareil), ou alors s'il n'y avait pas 2 Kobe, avec des habitants qui vont de l'une à l'autre suivant le jour de la semaine (on aurait donc été dans la mauvaise Kobe pour un mercredi). Parce qu'à chaque fois qu'on a essayé de suivre le plan pour atteindre un bâtiment qui semblait intéressant on l'a raté (ou alors peut-être que la distillerie de sake, le zoo et le parc fermier sont protégés par un fidelius charm).
Mais on a quand même vu d'autres choses comme par exemple la tour de Kobe et le musée de la marine :

Ou encore la serre et le jardin botanique au nord (c'est là qu'on est allés chercher un certain parc qui était censé contenir des animaux de ferme, mais on n'a jamais trouvé le chemin qui permettait d'y aller) :

Enfin, ce n'était pas bien gênant parce que la ville est agréable (quand elle se réveille un peu) et que donc le séjour était très bien. C'était juste pas ce que j'imaginais puisque tout le monde semble dire que c'est une superbe ville qui attire de nombreux touristes tous les ans. Moi je l'ai beaucoup aimé en tant que ville japonaise, mais j'ai un peu raté la plupart de l'intérêt touristique...
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mardi, 24 juillet 2007
Kobe
Je fais juste une petite note pour signaler que demain je pars passer trois jours à Kobe.
Je ne connais absolument pas (c'est d'ailleurs pour ça que j'y vais) mais ça a vraiment l'air très joli et intéressant. Je devrais donc encore avoir plein de choses à dire en rentrant.
Je suis censé y retrouver un certain stagiaire de l'ENS actuellement en stage à Kyoto que je ne nommerai pas au cas où il essaierait de faire croire qu'il travaille (pour sa défense, il ne peut pas être logé à Kyoto demain et après-demain donc c'est pour ça que ça l'arrangeait de partir voir autre chose).
A vendredi donc (je devrais rentrer le soir, donc en plein après-midi chez vous).
(j'aurais bien mis ça à la fin de la note précédente, mais j'ai eu un peu peur que personne n'arrive au bout ;))
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mercredi, 18 juillet 2007
La semaine à Tokyo (dans les grandes lignes)
Avant de parler de tous les détails intéressants/rigolos que j'ai vus là-bas, autant présenter un peu l'ensemble de la semaine (pour fixer les idées, ce sera plus simple par la suite).
Je suis donc parti d'Hiroshima mardi 10 au soir (20h) en bus pour arriver à Tokyo à 7h le lendemain. Le voyage a été sans incident (et aussi sans intérêt d'ailleurs) le plus difficile étant déjà fait (voir note sur les billets).
Ensuite, voici à peu près comment ça s'est passé :
- A 9h le mercredi j'ai retrouvé Aurelia à la gare. On est ensuite allés déposer mes affaires chez la famille de Rie (chez qui j'allais rester les 3 premières nuits).
- Là j'ai fait connaissance avec Rie et ses parents qui sont tous les trois vraiment adorables et on ne peut plus accueillants (Rie parle très bien français, sa maman un peu aussi et les trois parlent assez bien l'anglais, donc ça allait, parce que s'il avait fallu survivre avec mon niveau de japonais je pense qu'on n'aurait pas dit grand chose).
- Ensuite Aurelia et Rie m'ont accompagné pendant mon premier après-midi de découverte de la ville. Là on a commencé par les trucs bien classiques, donc j'ai notamment vu deux jolis temples, la tour de Tokyo (donc la ville d'en haut, mais ça casse pas des briques surtout qu'il faisait gris donc on n'avait pas une vue exceptionnelle), on a été au resto, puis on est repartis se promener du côté de Ginza (les quartier des affaires) et un peu dans le parc du palais impérial.- Aurelia est alors rentrée chez elle à Mishima (une petite ville dans les alentours de Tokyo) et je suis rentré dîner chez les parents de Rie (Rie n'était pas là le premier soir donc j'ai juste vu les parents mais c'était très sympathique (et très bon d'ailleurs)).

- Le deuxième jour, je suis parti tout seul le matin. Je m'étais dit que j'allais essayer d'aller me balader à Shibuya (le centre "vivant" de la ville avec plein de magasins, de panneaux clignotants et de filles habillées n'importe comment), mais comme le nom de la station n'était pas écrit en symboles lisibles à la gare (comprendre "uniquement en kanji") je ne suis pas allé au bon endroit. Je me suis retrouvé à Shinjuku (un gros quartier des affaires. C'était pas mal non plus, mais j'ai un peu bataillé pour aller à Shibuya de là (et on passe par des rues sans grand intérêt entre les deux).

- Finalement, en atteignant enfin Shibuya, je suis allé déjeuner dans un resto de Ramen (où on choisit son plat à l'extérieur dans un distributeur, puis on rentre et on donne le ticket pour obtenir l'assiette) et Aurelia m'a rejoint. On a tourné dans le coin pendant un moment puis elle est repartie parce qu'elle avait un cours et moi je suis rentré chez les parents de Rie... parce que j'avais un cours de français !
- En effet, la veille, la maman de Rie m'avait demandé si je voulais bien venir à son cours de français jeudi soir. J'y suis donc finalement allé et c'était assez marrant (le prof est Japonais-Togolais). Puis on est rentrés dîner, fin du deuxième jour.
- Le lendemain, je suis parti me promener avec Rie. On a vu un quartier intéressant près de chez elle où il y a des temples et des cimetierres à tous les coins de rue, puis le sanctuaire de Meijin (pour le repos de l'âme de l'empereur et l'impératrice), le parc d'Ueno au centre de Tokyo avec des étangs, des lotus, (et même un "monstre" dont je parlerai rapidement une autre fois), etc. Puis on est repassés par la grande avenue commerçante d'Omotesando parce que Rie avait un entretien d'embauche là-bas, et finalement on est rentrés.

- Samedi il pleuvait des cordes (c'était le fameux typhon qui s'approchait, même si au final il n'est jamais arrivé). On est restés à la maison le matin, les parents de Rie ont voulu que je joue du piano donc j'ai encore été ridicule (comme à chaque fois que je suis à côté d'un piano), surtout parce que Rie elle joue très bien. Puis j'ai assisté à une démonstration de cérémonie du thé (et j'ai même essayé mais là aussi j'ai été complètement ridicule). Ensuite on est allés au restaurant mager du soba (des pâtes au sarrasin) au départ c'était un plan pour les inviter pour les remercier mais ça s'est retourné contre moi et ils m'ont finalement invité... Il faut dire que je n'ai pas pu faire grand chose : ils étaient 3 et ils parlaient japonais. C'est presque pénible ces gens beaucoup trop accueillants qu'on n'arrive jamais à inviter.
- Ensuite je suis allé à Mishima voir Aurelia, Yasu (son copain japonais, mais rencontré à Lyon...) et Lumière (ou Lumi) sa minuscule chienne. Le premier soir on est allés manger des anguilles (qui est un plat que les japonais aiment beaucoup et qu'ils font particulièrement bien à Mishima) puis comme il pleuvait des cordes on a regardé un film (j'ai d'ailleurs failli mourir plusieurs fois en allant chercher le film avec Yasu, à vélo en tenant un parapluie qui ne protégeait finalement pas tellement puisque je suis rentré complètement trempé, mais c'était marrant).

- Le lendemain (dimanche) on ne savait pas quoi faire puisqu'on s'attendait à être bloqués par le typhon sous un vent terrifiant et des pluis torrentielles... mais en fait il faisait plutôt beau, et il n'y avait même plus de pluie. Alors on est allés dans une petite station thermale près de Mishima. C'était joli (on a vu un temple, quelques jolies rues) puis on est rentrés.
- Lundi était férié (c'est "le jour de la mer" ici et c'est férié). On est repartis à Tokyo (Yasu avait des choses à faire là-bas). On s'est encore baladés un peu (on est notamment passés à Akihabara (le quartier de l'électronique), puis on est allés voir un bonze voyant (si...) très sympathique d'ailleurs. Enfin, Aurelia et Yasu sont repartis à Mishima, et moi je me suis dirigé doucement vers la gare (en repassant par Shibuya parce que j'aime bien ce quartier) pour reprendre mon bus à 21h...

Voilà, dans l'ensemble comment ça s'est passé. C'était vraiment très bien (intéressant, amusant et agréable). En fait je pense que j'aimerais bien passer un peu plus de temps à Tokyo (contrairement à ce que je pensais, c'est moins effrayant que ce qu'on croit) mais c'est vrai que ça doit pouvoir devenir difficile après quelques années (parce que, oui c'est quand même un peu stressant comme ville au quotidien).
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mardi, 17 juillet 2007
Tremblement de terre
Bonjour à tous.
Je suis finalement bien rentré de mon séjour à Tokyo qui était très intéressant et très agréable. J'ai bien sûr plein de choses à raconter mais je ferai ça par petits morceaux suivant mon humeur.
Vu le nombre de mails que j'ai reçus hier à cause du tremblement de terre, je me sens un peu obligé de commencer par ça.
Effectivement, comme beaucoup d'entre vous l'ont appris, il y a eu lundi un assez important tremblement de Terre (6.8 sur l'échelle de Richter ce qui est plutôt pas mal) dans le centre du Japon, et donc assez fortement perceptible à Tokyo.
A ce moment-là (environ 10h30 heure locale) j'étais tranquillement en train de prendre le train de Mishima (une petite ville pas très loin de Tokyo) pour rentrer à Tokyo, quand soudain... ben, j'ai rien senti du tout !
En fait c'est très décevant mais nous (j'étais avec Aurelia et Yasu) n'avons appris qu'il y avait eu un tremblement de terre qu'en arrivant à la gare. Notre train ne s'est même pas arrêté, et les éventuelles secousses qu'on aurait pu sentir étaient complètement cachées par le tremblement naturel du train.
Du coup, je vous remercie tous de vous être inquiétés pour moi, mais finalement, vous en avez su beaucoup plus sur ce tremblement de terre que moi (en plus moi les quelques infos que j'en ai eu étaient en Japonais donc il a fallu que j'attende ce matin pour aller lire un petit article dans le monde pour voir ce qui s'était passé). Il est vrai que j'ai quand même vu pendant la journée de lundi que plusieurs lignes de train autour de Tokyo étaient interrompues (et comme le mot "earthquake" apparaissait aussi en anglais, j'ai compris ça), mais je n'ai pas beaucoup percu une quelconque étendue des dégâts.
D'ailleurs en fait ce n'est pas la première fois que ça m'arrive. Déjà les typhons refusent de s'approcher de moi.
Il y a cinq ans, un jour Morita est venu nous prévenir qu'un typhon se dirigeait tout droit sur Hiroshima et la région autour, donc qu'on allait être pris en plein dedans. Il avait pris un ton un peu dramatique donc on s'imaginait déjà devoir aller se cacher dans une cave et écouter le fracas causé par le typhon au dessus de nos têtes avec une vieille ampoule qui oscillerait au plafond en clignotant, un peu comme dans tout film catastrophe qui se respecte. Mais finalement, alors qu'on regardait avec impatience le ciel se couvrir (il faut bien comprendre que pour nous qui n'avons jamais subi de typhon c'est plutôt intéressant, je suppose que quand on en prend un dans la figure tous les ans on se lasse, c'est sûr) le typhon nous a snobés en tournant au dernier moment, et donc on ne l'a pas vu du tout.
C'était peut-être celui-là (j'ai cherché sur la wikipedia une trajectoire qui ressemblait à celle qu'on avait vue à la télé, mais je ne suis pas sûr que ce soit le bon). J'ai marqué Hiroshima en rouge, et le typhon arrivait du sud :

C'était déjà assez vexant comme ça, mais j'ai l'impression que cette année ils m'ont refait le coup. En effet, avant qu'on ne parle du tremblement de terre, le gros truc à la météo c'était le typhon Man-Yi... Et là encore les japonais m'ont dit d'un ton alarmant qu'il allait nous tomber dessus (autour de Tokyo) lundi et que donc je ne pourrais peut-être pas rentrer de Mishima (en fait c'était censé être terrible à Mishima).
Or finalement, s'il est vrai que la veille était un peu inquiétante parce qu'il a bien plus toute la journée (une vraie pluie pénible ce coup-ci) donc qu'on se disait qu'un vrai truc allait nous tomber dessus et que les autoroutes étaient bloquées, malgré les prévisions de légère pluie le matin et tempête l'après-midi, on n'a rien vu (on a eu les légères pluies le matin quand même... mais on n'a jamais vu le vent).
J'en arrive à me demander s'ils existent vraiment leurs typhons et tremblements de terre ou s'ils racontent juste ça pour me faire peur. Bon, c'est vrai qu'ils font quand même des victimes et qu'on a des jolies photos... Mais pourquoi moi je peux jamais rien voir ? (c'est encore comme le coup de la neige à Prague ça...)

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lundi, 09 juillet 2007
Les transports c'est compliqué
Demain je pars une semaine à Tokyo.
J'ai été invité à rester dans la famille d'une amie de la soeur de la copine d'un ami de ma soeur... Si, c'est vrai ! (et je n'ai pas excessivement compliqué la situation : je connais certes l'ami de ma soeur en question, mais je ne connais ni sa copine, ni la soeur de sa copine et encore moins l'amie de la soeur de sa copine ou sa famille). Comme quoi les japonais sont quand même super accueillants !
J'avoue que ça me simplifie la vie parce que je voulais vraiment aller à Tokyo mais que je ne savais pas vraiment comment me loger là-bas. Par contre aujourd'hui j'ai dû m'occuper des transports.
J'ai d'abord envisagé le train. Normalement d'Hiroshima à Tokyo c'est pas trop compliqué puisqu'on peut y aller en shinkansen (le train rapide "genre TGV" japonais). D'ailleurs de manière générale comme le japon est beaucoup plus "linéaire" que la France, ils ont trouvé un moyen pour faire passer la grande ligne de shinkansen par toutes les grosses villes donc c'est pratique.
Je l'avais déjà pris deux fois (une fois il y a 5 ans et une fois l'an dernier) et l'impression que j'en avais c'est que pendant la journée il y en a suffisamment fréquemment pour qu'on les prenne comme des RER (on prend le ticket en arrivant à la gare et on monte dans le premier train qui correspond, sans se poser de problèmes d'horaires). Donc ça avait l'air plutôt simple. Oui, mais il faut prendre le ticket !
Et là, d'un coup ça devient super compliqué. Je suppose que pour un japonais c'est quand même plus simple, mais pour moi qui n'ai pas tout compris au système c'était pas gagné. Après avoir vu un peu sur internet qu'il fallait plein de morceaux différents pour avoir un ticket valide, je me suis dit que le mieux c'était de faire un test quand je passais à Hiroshima pour voir si j'étais capable ou non d'acheter rapidement un ticket à la gare.
La machine est plutôt sympa parce qu'elle parle anglais. D'ailleurs quand je dis qu'elle parle c'est vrai : elle prononce à voix haute tout ce qui est écrit sur l'écran si je ne fais pas mon choix dans les 3 secondes, donc tous les gens qui attendent derrière savent ce que je suis en train de faire, enfin, sauraient si ils comprenaient l'anglais.
Malgré ça je me suis battu pendant un certain temps (heureusement je n'ai pas bloqué la seule machine et en plus il n'y avait pas grand monde à la gare à ce moment-là donc j'avais tout mon temps). D'abord j'ai dû prendre un "basic fare", bon. Mais en plus de ça il faut ajouter le prix du voyage en shinkansen qui est un extra. Alors déjà là je ne suis plus sûr de comprendre comment marche leur système, parce que si on n'y va pas en shinkansen de toute façon on prend pas le billet au même endroit et en plus c'est de toute façon pas le même prix. Donc finalement je crois que le "basic fare" il ne correspond à rien tout seul : il faut forcément ajouter des extras. Malgré ça, les extras (comme leur nom l'indique) il faut les prendre en plus. Donc pendant qu'on prend le ticket on est assailli de demandes de la machine (à l'écran et à voix haute) qui propose plein de trucs à rajoutter sur le ticket.
Bon, comme je suis docile, je prends le premier extra qu'elle me propose. Là dessus, paf, elle veut m'en mettre encore un ! (je me suis dit que je m'en sortirais jamais). Ce coup-ci c'est pour prendre le nozomi. Parce que bon, nous on a un TGV. Mais eux ils ont plusieurs gammes de shinkansen, donc selon celui qu'on va prendre on paie pas pareil. Et le nozomi c'est le shinkansen express donc c'est encore plus cher.
J'avais un peu prévu le coup quand même parce que j'avais regardé sur internet comment ça se passait. Donc j'ai accepté l'extra pour le nozomi (sachant qu'après il faut en plus voir si on prend bien un nozomi quand on débarque à la gare à une heure au hasard, mais des nozomis aussi y'en a beaucoup).
Là dessus, elle me propose encore un truc : ce coup-ci c'est pour savoir si je veux monter dans un wagon "vert" ou pas. Bon, c'est plus qu'un choix esthétique, je crois que c'est l'équivalent de la première classe. C'est plus propre, y'a plus de place, etc. Là je ne voyais pas vraiment l'intérêt donc j'ai dit non.
Hop, elle me propose encore un extra (à ce stade-là on en est à deux fois plus d'extras que le basic fare initial...). Là c'est normal (comprendre par-là que c'est comme chez nous, ce qui est ma norme à moi) c'est pour savoir si je veux réserver ma place (ben oui, comme ils prennent leur TGV comme un RER, c'est pas la peine de réserver). Pareil, j'ai dit non parce que j'avais pas besoin, je me débrouillerai bien sans place réservée (c'est plus sportif en plus, vu que je suis incapable de distinguer les places réservées des places non réservées :)).
A ce stade-là, la machine en a eu marre de me proposer des extras (peut-être qu'elle en avait marre de me crier les instructions en anglais aussi) donc elle m'a fait un récapitulatif de ce que j'avais demandé et indiqué le total...
Je rappelle que moi je ne faisais ça que pour voir si je pourrais le refaire le jour où je voudrais partir, donc j'ai mémorisé combien ça me coûterait, et je suis reparti (en fait j'ai été un peu plus loin, j'ai essayé de voir si elle acceptait un paiement par carte mais ma carte s'est faite jeter comme une malpropre alors je suis parti).
Ce n'est que le lendemain, une fois de retour à l'université que j'ai découvert la triste vérité : tous les trucs que j'avais pris la veille (enfin, que j'avais fait mine de prendre) ne suffisaient toujours pas pour voyager !!! En fait ce n'était toujours qu'une fraction de ce dont on a besoin pour voyager (j'ai découvert ça en trouvant de deux sources sûres le prix total du voyage, et c'était presque le double du total que j'avais obtenu sur la machine). Alors là j'ai capitulé, et je me suis dit que le shinkansen n'était pas la meilleure solution.
En cherchant sur internet j'avais vu qu'il y avait 3 autres options viables : l'avion, le train régional et le bus de nuit. L'avion c'est pas le plus simple (faut atteindre les aéroports correctement, c'est le bazar aussi pour prendre les tickets, etc.) donc j'ai abandonné aussi (je capitule vite). Le train régional ça devrait être jouable parce que là je crois qu'il n'y a pas beaucoup d'extras pour le ticket, mais ça prend quand même beaucoup de temps et il y a plusieurs changements en cours de route.
Donc en dernier recours j'ai opté pour le bus de nuit. Ca a l'avantage d'être de nuit donc on arrive tôt à Tokyo (carrément à 7h du matin...) alors qu'en shinkansen je serais plutôt arrivé dans l'après-midi (c'est pas si rapide que ça finalement) mais bien sûr, je risque d'être un peu naze à l'arrivée.
Quoi qu'il en soit, je suis allé acheter mes billets aujourd'hui. J'étais très fier de moi parce que la fille au guichet ne parlait pas un mot d'anglais mais que j'ai quand même réussi à prendre mes billets. J'avais certes bien préparé la chose en imprimant les pages des horaires que je voulais en japonais pour qu'elle puisse comprendre et en anglais pour que moi je sache quoi lui montrer, mais j'ai compris toutes les questions qu'elle me posait et j'ai su lui répondre quand il fallait (euh, je ne faisais pas vraiment des phrases très correctes quand même, mais c'était des vrais mots de japonais).
J'ai mon ticket aller-retour (qui coûte deux fois moins cher que le shinkansen) :

J'ai quand même demandé à Imai qu'il me confirme que je n'avais besoin d'aucun autre truc pour voyager et il m'a dit que c'était bon. Par contre il m'a répété plusieurs fois que même pour lui c'était compliqué de trouver le bon bus à la gare, donc que je devais y être bien en avance... je ne suis pas encore arrivé !
Je ne sais pas si j'aurai facilement accès à internet quand je serai à Tokyo, donc il n'y aura peut-être pas beaucoup de posts cette semaine. Normalement en rentrant j'aurai des choses à raconter.
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samedi, 07 juillet 2007
Le château d'Hiroshima
Chose promise chose due, voici le château d'Hiroshima !
Il faut avouer qu'en fait il ne casse pas des briques. Le bâtiment en lui-même n'est pas très grand, mais la surface délimitée par les douves est assez grande quand même (avant il y avait plein de petits bâtiments dans cette zone, du temps où le château était utilisé mais comme c'était tout en bois il ne reste plus rien).
Notons quand même qu'à la différence de nos châteaux, celui-ci a encore des douves avec de l'eau (parce que nos pauvres trucs asséchés chez nous ça fait un peu pitié je trouve) :

Il y avait quand même aussi un assez joli temple (enfin, rien de comparable à ce qu'on peut voir à Kyoto) :

(le type a garé sa voiture pile quand j'allais prendre ma photo... et il en est descendu donc j'en ai conclu qu'il n'avait plus l'intention de la bouger)
On appréciera aussi les petites fontaines, avec les jolis gobelets en bois au long manche (parce que boire avec les mains c'est pour les sauvages) :

Puis, quand même le château proprement dit :


On peut aussi rentrer dans le château où l'on peut admirer quelques plans qui indiquent comment c'était avant, plein d'explications historiques en japonais, mais aussi quand même un étage avec des armes et des armures. J'ai par exemple vu un tanto forgé par Muramasa (un célèbre forgeron dont le nom est connu des joueurs de RPG. D'ailleurs au passage, à Osaka j'avais vu des sabres de Masamune aussi).
En haut on a une vue panoramique sur toute la ville, mais comme la ville est moche j'ai pas vraiment fait beaucoup de photos. Juste une petite quand même parce que d'une part on se sent obligé quand on est monté jusqu'en haut, et d'autre part on voit la taille des douves et un petit parc pas trop moche :

D'ailleurs, ils ne savent pas quoi mettre dans leur château... Y'a tout un étage consacré à l'équipe de baseball d'Hiroshima (les Carps).
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dimanche, 17 juin 2007
Voyage, voyage !
Puisque "blog" veut au fond dire "web log", il est bien naturel de commencer par faire un compte rendu du voyage.
Le post est un peu long (bon, même très long) donc c'est pas la peine de le lire. J'essaierai peut-être d'être un peu plus bref à l'avenir (mais faut dire qu'aujourd'hui je n'ai pas grand chose d'autre à faire alors...).
Premièrement, je tiens à maudire sur sept générations la madame de l'agence de voyages du CNRS qui m'a pris mon billet (bien qu'elle ait été charmante au téléphone, je dois bien l'admettre) parce qu'il y a quand même eu des complications inutiles.
Il faut en effet savoir que pour commencer, je suis parti à 10h de Lyon vendredi matin... pour ne quitter la France qu'à 19h ! Parce que comme ça, ça faisait que je prenais un billet TGV de 10h30 à 12h30 qui était en période normale au lieu d'une période de pointe... Donc pour 30 euros de moins (alors que le billet d'avion est de l'ordre de 1200 euros) j'ai attendu 7 heures à l'aéroport de Roissy (qui n'est pas bien passionnant, même si il y a quand même des prises de courant donc j'ai pu écouter de la musique et regarder un peu des films sur mon ordinateur qui n'a que 20 mn d'autonomie).
Bon, cependant, rien de bien intéressant tant que je suis en France. A 19h, donc on embarque et là déjà on se sent au Japon : je pense qu'il y avait moins d'un "non-japonais" pour 30 japonais dans l'avion, donc soit y'a que les japonais qui se déplacent entre la France et le Japon, soit les non-japonais n'ont absolument pas confiance en Japan Airlines (ou alors ça tombait pile à la fin des vacances scolaires japonaises, je sais pas)...
J'étais coincé entre deux japonais pendant le vol (je déteste quand on est tout seul et qu'on se retrouve au milieu d'une bande à 3 sièges... faudra aussi que je pense à maudire la très aimable demoiselle de l'enregistrement), sachant que celui de gauche (côté couloir) ronfle quand il dort (et que lui, il n'a pas du tout de problème pour dormir dans l'avion) et que celui de droite (côté fenêtre) s'amuse à allumer et éteindre sa lampe au plafond toutes les demi-heures... à chaque fois juste quand on s'était habitué à la lumière/obscurité.
JAL c'est aussi moins bien que KLM en termes de choix de films (mais quand même on a le petit écran personalisé, et on contrôle le flux du film). Donc au lieu des 40+ films sur KLM là j'en avais juste 8, du coup j'ai juste vu Hannibal Rising (pas bien), Bridge to Terabithia (pas mal, mais pour les enfants, Eug devrait bien aimer), et revu le premier Batman parce que je m'ennuyais quand même beaucoup. Bref, j'ai même pas fait de marathon ciné comme j'aurais voulu le faire (j'aurais bien vu "Das Leben der Anderen", mais c'était qu'en Allemand avec des sous-titres japonais alors j'ai abandonné).
Comme c'était la nuit on n'a même pas beaucoup mangé. Un petit dîner quand même (j'ai demandé la version japonaise : c'était du boeuf, du boursin et un tiramisu en dessert... j'ai des doutes).
Toujours est-il que 13 heures plus tard, on arrive quand même au Japon. On voit le mont Fuji sur la droite de l'appareil (j'étais à droite, c'est déjà ça, bien qu'il ait un peu fallu que je me contorsionne pour le voir à travers mon voisin) et on atterrit à Tokyo...
Je récupère mes bagages qui n'avaient pas été enregistrés jusqu'à Hiroshima, je passe la douane sans encombres (heureusement qu'ils ne m'ont pas fait ouvrir ma valise cette fois-ci, parce qu'elle sentait déjà un peu bizarre de l'extérieur à cause des deux sacs de fromages que je transportais... je pense que ça leur aurait fait un choc si j'avais dû les ouvrir) et je vais à l'enregistrement pour la deuxième partie du vol (avec 3 heures d'avance, juste pour savoir à quel guichet ce sera). Là, surprise !, on m'explique que je ne suis pas au bon aéroport... Je suis à Narita, mon avion part de Haneda (à Tokyo tous les deux... quand même).
Je maudis la madame de l'agence de voyage une seconde fois (tout en comprenant pourquoi on m'avait dit que mes bagages ne suivaient pas tous seuls jusqu'à Hiroshima, mais sans me dire que j'aurais un changement d'aéroport à Tokyo, je maudis encore la demoiselle de l'enregistrement...) et je vais chercher un moyen de transport d'un aéroport à l'autre : on me dit le bus ou le train, j'opte pour le bus, j'achète les billets et je vais à l'arrêt.
Là, c'est assez rigolo. On sent bien qu'on est au Japon : y'a deux lignes qui passent par l'arrêt, deux files d'attentes dessinées au sol. Quand on s'approche une jeune fille vient demander quel bus on va prendre, nous place dans la bonne file d'attente (dans mon cas la plus éloignée du trottoir puisque je ne prenais pas le premier bus qui arrivait, puis quand le bus est passé on s'est tous décalés sur la seconde file d'attente...) étiquette nos bagages et nous donne un reçu pour récupérer le bagage à l'arrivée ! Lorsque le bus arrive enfin, deux types chargent les bagages dans le bus et on monte. 1h15 plus tard (c'est long d'aller d'un aéroport à l'autre, mais on n'a pas vu l'intérieur de Tokyo) on arrive à l'autre aéroport, deux autres types déchargent les bagages et nous les rendent en échange du reçu... En gros y'a autant de personnel qu'en Egypte, mais c'est vachement plus efficace !
Je prends le deuxième avion (pour Hiroshima) pour lequel j'avais quand même encore suffisamment d'avance pour m'ennuyer un peu dans l'aéroport, on décolle, on nous annonce encore que le mont Fuji est visible sur la droite de l'appareil (j'étais encore à droite) mais ce coup-ci j'ai rien vu. Et comme tous les japonais étaient collés aux fenêtres du côté gauche je pense que le type qui a passé l'annonce en anglais s'est un peu loupé. Au passage, quand il a dit ça pour les japonais ils se sont quand même tous précipités sur les fenêtres (l'avion était très peu rempli donc ils pouvaient courir le long des allées pour s'entasser contre les hublots). Donc ils se comportent aussi comme des touristes japonais quand ils sont chez eux...
J'ai pas pris de photo du mont Fuji (trop de japonais contre les hublots) mais j'ai quand même pris quelques photos des montagnes :
A l'arrivée à Hiroshima, le plus dur était fait, mais j'avais quand même encore un bus, un train puis un autre bus pour arriver. Heureusement que Morita m'avait détaillé tous les trajets (avec les prix, ce qui permet de cliquer sur le bon bouton quand on ne sait pas lire le nom de la station mais que les prix sont affichés), et que les japonais sont quand même très aimables, même quand on n'arrive pas à parler (sur le trajet en train une dame est venue m'aider en anglais quand elle a vu que je voulais aller à la gare de Saijo suite à un échec critique sur mon jet de communication avec un autre type). Pour la fin du trajet j'ai raté le bus de peu (il est parti pendant que je cherchais l'arrêt) donc j'ai attendu 40 mn le suivant, puis j'ai raté l'arrêt où je devais descendre (il faisait nuit, j'ai pas reconnu la fac...) mais le suivant n'était pas bien loin à pied...
Je suis arrivé jusqu'au bureau de Morita (encore grâce à ses explications, mais aussi parce que je me souvenais quand même bien du campus de la fac) où il m'attendait (samedi soir, 21h... je me suis beaucoup excusé, mais d'un autre côté je crois bien qu'il fait des horaires comme ça même quand il n'attend personne). Il m'a donné les clés du bureau et de la chambre à la résidence. J'ai lu mes mails et envoyé 3 mails, lancé deux constructions à ogame, puis hop, je suis parti me coucher. Je me suis un peu perdu en chemin : la résidence est à 5 minutes du campus, mais au milieu de la forêt (le truc qu'on voit dépasser à gauche) :
J'ai pris le mauvais virage, je me suis retrouvé un peu au milieu de la forêt en pleine nuit, mais j'ai fini par arriver sur mon bâtiment par l'autre côté (je n'étais pas très inquiet quand même, je me souvenais quand même assez bien des lieux, mais c'est pas facile de se repérer de nuit). Finalement, je suis allé me coucher après avoir pris une douche même si normalement je n'avais pas le droit parce que la douche est censée être fermée à partir de 21h.
J'ai regardé un peu la télé pour me plonger dans le pays... mais j'ai fini par regarder une comédie musicale américaine en anglais (tout en zappant de temps en temps sur "The Rock" en japonais tout de même).
J'ai dormi 16 heures.
Fin du premier jour (qui aura donc duré environ 48h).
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